Table thématique : Des politiques de financement pour l’EPJA
Le 30 novembre 2009
par fisc2009
14h00
Auditório Setorial Básico 2, UFPA, Belém
Par Ana Abelenda ICAE
Photo: Claudia Ferreira FISC
Comment financer une éducation de qualité pour les jeunes et les adultes ? Celle-ci a été la question à un million dans une table thématique sur le financement dans le cadre du Forum International de la Société Civile (FISC) qui se développe à Belém du 28 au 30 novembre.
La discussion s’est divisée en deux sujets principaux: les défis clé pour l’EPJA dans le contexte des multiples crises globales et les recommandations pour la CONFINTEA VI.
Solange Akpo du Réseau Africain de la Campagne pour l’Éducation pour Tous (Africa Network Campaign for Education for All) a expliqué comment les organisations contrôlent le respect des objectifs établis en Afrique subsaharienne. Les gouvernements de la région, dans le meilleur des cas, n’investissent que 0.07% du PIB dans l’éducation et il existe même une grande difficulté pour trouver des recherches sérieuses sur le budget public dans ce domaine.
Le représentant pour la région Asie-Pacifique, Rene Raya de l’ASPBAE, a mis l’accent sur le besoin de concevoir une stratégie financière viable. Dans ce but, il est fondamental de changer la conception déjà installée qu’il n’y a plus d’argent pour l’éducation des jeunes et des adultes et que, en conséquence, elle doit se développer dans des conditions précaires.
Graciela Riquelme, de l’Université de Buenos Aires, a donné des détails d’une étude réalisée conjointement avec le Bureau de Genre et d’Éducation de l’ICAE qui fait une estimation des ressources nécessaires pour solder la dette sociale avec l’EPJA. Vous pouvez télécharger l’étude ici : http://www.icae2.org/files/deudasocialriquelme_sp.pdf
De l’étude résulte que la lutte pour le 6% du PIB pour l’éducation est en fait une lutte pour un minimum indispensable, mail il en faut beaucoup plus. D’autre part, il faut relativiser le concept que l’éducation est la seule clé pour sortir de la pauvreté, parce qu’il ils nécessaire de visualiser les obstacles majeurs qui empêchent de progresser, comme par exemple les politiques des institutions telles que le FMI.
Renforcer le rôle de l’État en tant que régulateur du financement pour l’EPJA a été la recommandation commune de tous les panélistes.
David Archer, de la Campagne Mondiale


Bonjour.
Je félicite toute la société civile présente à cette grande rencontre sur l’éducation des adultes, la CONFINTEA VI.
J’espère surtout que des expériences réussies seront présentées et discutées pour inspirer d’autres organisations de la société civile et des gouvernements. Je pense aussi au cas du Burkina Faso où un grand effort politique a été fait avec la création d’un fonds national pour l’alphabétisation et l’éducation des adultes qui mérite d’être connu.
Je souhaite que les échanges soient très constructifs pour qu’au sortir de cette conférence des décisions opérationnelles soient prises.
Cordiales salutations depuis le Sénégal.
Safiatou.